Canada 1, Irlande 1 : les Rouges dominent, mais une seule erreur leur coûte cher avant la Coupe du monde

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Le Canada a appris une dure leçon au Stade Saputo vendredi soir : on peut dominer presque chaque minute d’un match et tout voir s’envoler en un seul moment d’inattention. Lors de leur dernier match préparatoire avant la Coupe du monde de la FIFA 2026, les hommes de Jesse Marsch ont contrôlé le ballon, dominé la République d’Irlande au chapitre des tirs et confiné les visiteurs dans leur zone pendant de longues séquences — pour finalement être rejoints sur un tir de pénalité douteux et devoir se contenter d’un match nul de 1-1 devant 19 619 spectateurs.

Une prestation dominante anéantie par une seule erreur

Sur papier, ce match appartenait au Canada. Les Rouges ont contrôlé environ les deux tiers de la possession, accumulé une avance de 20-5 au chapitre des tirs et forcé l’Irlande à défendre dans son propre tiers à répétition.

Puis est survenu le moment qui a tout fait basculer. Un pied malheureux de Cyle Larin a atteint Jamie McGrath à la tête, offrant un tir de pénalité aux visiteurs et effaçant le contrôle que le Canada avait bâti jusque-là. Le tir de pénalité a enclenché la séquence qui a finalement égalisé le pointage — une illustration parfaite du message de Marsch après la rencontre : c’est la concentration sur les détails, et non la seule domination, qui dictera jusqu’où le Canada ira au tournoi.

Marsch estimait que son équipe avait été solidement aux commandes pendant presque tout le match et qu’elle avait été malchanceuse de ne pas marquer davantage.

Le résultat passait au second plan — l’important, c’était le processus

Pour Marsch, le pointage importait bien moins que ce que la soirée a apporté. Il a obtenu du temps de jeu pour ses titulaires en santé contre une adversité qui ressemble à celle que le Canada affrontera au coup d’envoi de la Coupe du monde — une répétition utile en vue des duels à venir contre le Qatar et la Bosnie-Herzégovine.

Tout aussi important : il est ressorti de la rencontre sans nouvelle blessure au sein d’un alignement déjà amoché. Marsch a rassuré les journalistes en précisant que le retrait d’Alistair Johnston à la mi-temps était purement préventif et que le défenseur serait resté au jeu dans un match qui comptait. Il a aussi souligné que des joueurs comme Derek Cornelius et Luc De Fougerolles avaient disputé un 90 minutes complet après en avoir été privés pendant un certain temps, et que le groupe paraissait affûté.

Marquer sur le jeu courant demeure le point d’interrogation

Le but du Canada est survenu à la 23e minute et, de façon révélatrice, sur un coup de pied arrêté : un coup de pied de coin de Stephen Eustáquio a été centré dans une mêlée dans la surface de but et a dévié dans le filet sur le défenseur central irlandais Jake O’Brien. C’était le neuvième but du Canada sur coup de pied arrêté lors de ses 16 derniers matchs — une force évidente, mais aussi un rappel que les percées ne viennent pas encore du jeu courant.

Larin a eu deux occasions et n’a pu convertir ni l’une ni l’autre. Jonathan David, pour sa part, a davantage joué le rôle de créateur que celui de finisseur, générant un sommet d’équipe de quatre occasions de marquer. L’Irlande a en fait remporté la bataille des tirs cadrés 3-2 et aurait pu voler la victoire n’eût été un arrêt spectaculaire de Max Crépeau à la 82e minute aux dépens de Mason Melia, de courte distance.

Marsch a adopté un ton à la fois combatif et optimiste après le match, reconnaissant que le Canada avait manqué d’un peu de qualité dans le dernier tiers, mais insistant sur le fait que la puissance offensive est bien présente. Son message au sujet des buts qui tardent à venir était sans détour, et répété : ils s’en viennent.

Vedettes canadiennes : Crépeau confirme le choix, Koné vole la vedette

Nommé gardien partant du Canada pour le tournoi jeudi, Crépeau est revenu dans le stade où sa carrière professionnelle a vu le jour et a justifié la décision. Il a deviné la bonne direction sur le tir de pénalité, plongeant bas à sa gauche pour toucher la frappe de Troy Parrott — mais le retour est tombé sur le pied de Chiedozie Ogbene, lancé à pleine vitesse, qui l’a logé au-dessus de lui.

Mais la vedette de la soirée a été un autre joueur aux racines montréalaises : Ismaël Koné. Il a disputé le 90 minutes complet, complété 70 de ses 76 passes dont neuf dans le dernier tiers, et remporté des duels et des ballons libres partout sur le terrain. Marsch a admis avoir été frustré par Koné après le match contre l’Ouzbékistan, ayant l’impression qu’il flottait sur le terrain sans assez d’intensité. Vendredi, l’entraîneur a vu la prestation complète qu’il avait toujours imaginée — qualifiant Koné de facteur X dont les déplacements avec le ballon sont difficiles à neutraliser pour l’adversaire.

Maintenant, ça commence pour de vrai : le match d’ouverture du Canada

Le calendrier préparatoire étant complété, l’attention se tourne vers les choses sérieuses. Le Canada met maintenant le cap sur Toronto pour préparer son match d’ouverture de la Coupe du monde contre la Bosnie-Herzégovine, le 12 juin, au BMO Stadium. Les matchs hors-concours sont terminés — et comme Marsch l’a clairement exprimé, la seule chose qui compte désormais, c’est l’efficacité des Rouges au coup d’envoi du tournoi, à domicile.

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