Australie contre Égypte : pourquoi les Pharaons sont favoris pour mettre fin à une attente de 92 ans

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ARLINGTON, Texas. Le dernier duel des seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 oppose l’Australie à l’Égypte au AT&T Stadium vendredi soir, et le verdict d’avant-match fait presque l’unanimité : c’est une partie serrée qui penche, très légèrement, du côté des Pharaons.

L’Égypte arrive en position de favorite, sans grande marge. Le superordinateur d’Opta accorde à la troupe de Hossam Hassan 55,8 pour cent de chances d’accéder au tour suivant, contre 44,2 pour cent pour les Socceroos. Les preneurs aux livres tiennent le même discours sans creuser l’écart, cotant l’Égypte autour de +140 à +155 sur la ligne de 90 minutes et l’Australie plus loin, près de +260. Les modèles et les marchés disent la même chose : attendez-vous à un match accroché.

La question Salah plane sur tout

Aucun élément ne pèse plus lourd dans les pronostics que l’état de santé de Mohamed Salah. Le meneur égyptien a quitté en boitant le match nul de 1-1 contre l’Iran, victime d’une élongation aux ischio-jambiers, et sa présence ne sera tranchée qu’au moment de remettre la feuille de match.

S’il est du départ, le plafond de l’Égypte s’élève d’un coup. S’il est ménagé ou laissé de côté, la charge de création et de finition retombe sur Omar Marmoush, étincelant depuis le début du tournoi comme point d’ancrage de l’attaque et, dans tous les cas, le choix le plus sûr comme buteur.

Les ennuis de l’Égypte ne s’arrêtent pas là. L’arrière gauche Ahmed Fatouh est absent en raison d’une déchirure aux ischio-jambiers, le milieu de terrain Mohanad Lasheen est suspendu et le défenseur central Mohamed Abdelmonem est incertain, ce qui force Hassan à rafistoler sa ligne défensive pour le match le plus important de la campagne.

Le plan de l’Australie : frustrer, puis frapper

Les Socceroos ont bâti leur tournoi sur la rigueur défensive. La valeur moyenne des buts attendus (xG) sur les tirs concédés en phase de groupes s’est établie à 0,052, un chiffre que seule l’Espagne a su abaisser davantage dans toute la compétition. La formation de Tony Popovic a réussi deux blanchissages et n’a concédé que deux buts, ne s’inclinant que devant le pays cohôte, les États-Unis.

L’inquiétude se trouve à l’autre bout du terrain. L’Australie n’a inscrit que deux buts en trois matchs de groupe, et son chemin pour déjouer une défense égyptienne coriace passera vraisemblablement par la vitesse de Nestory Irankunda et l’inventivité de Cristian Volpato en contre-attaque. L’Australie devra composer sans Mathew Leckie ni Jacob Italiano, tous deux écartés du tournoi sur blessure.

De l’histoire à écrire des deux côtés

Quoi qu’il arrive, une équipe tournera une nouvelle page. L’Australie n’a jamais gagné un match à élimination directe en Coupe du monde, s’inclinant devant l’Italie en 2006 et devant l’Argentine, future championne, en 2022. L’Égypte, elle, dispute une ronde éliminatoire de Coupe du monde pour la première fois depuis 1934, une édition jouée avant même l’existence de la phase de groupes. Son parcours sans défaite en groupe, une victoire de 3-1 sur la Nouvelle-Zélande encadrée par des matchs nuls contre la Belgique et l’Iran, constitue la plus longue séquence du genre de son histoire en Coupe du monde.

La récompense pour le vainqueur donne le vertige : un rendez-vous en huitièmes de finale avec l’Argentine, championne en titre, ou avec la révélation du tournoi, le Cap-Vert.

Le pronostic

Le consensus dessine un match prudent, peu prolifique, qui se jouera sur des détails. L’organisation de l’Australie rend une avalanche de buts improbable, tandis que l’avantage de l’Égypte au chapitre du talent individuel, mené par Marmoush et, s’il est rétabli, Salah, lui donne de meilleurs outils pour déverrouiller une rencontre serrée.

Le pronostic le plus défendable est une courte victoire de l’Égypte, les pointages de 1-0 et de 1-1 étant les plus probables, avec une réelle possibilité de prolongation ou de tirs de barrage vu la compacité de l’Australie. Le seul bémol va à l’encontre d’un faible total : les deux équipes ont marqué dans les trois matchs de groupe de l’Égypte, en plus de son match préparatoire contre le Brésil, si bien que les buts pourraient ne pas se tarir complètement.

En somme : l’Égypte devrait passer, fort probablement au terme d’un match accroché qui ira jusqu’au bout, l’attaque émoussée de l’Australie demeurant la principale raison pour laquelle les Pharaons sont favoris pour enfin ouvrir un nouveau chapitre.

Le coup d’envoi est à 14 h (HE) au AT&T Stadium d’Arlington. Il s’agit d’un match à élimination directe sans reprise : à égalité après 90 minutes, on passe en prolongation, puis aux tirs de barrage au besoin.

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