Du 11 juin au 19 juillet 2026, la plus grande fête du soccer mondial débarque en Amérique du Nord. Le Canada, les États-Unis et le Mexique co-organisent pour la première fois un Mondial à 48 équipes, et plusieurs villes canadiennes accueilleront des matchs. Reste à savoir comment vous voulez vivre l’événement : sur place dans un stade, en escapade entre amis ou confortablement installé dans votre salon. Tour d’horizon des dépenses à prévoir.
Les billets : entre l’aubaine et le luxe
C’est la dépense qui creuse le plus l’écart entre les budgets.
Pour voir l’équipe canadienne lancer sa Coupe du monde au BMO Field de Toronto le 12 juin, oubliez les rabais. Au moment où ces lignes sont écrites, plus rien n’est disponible sous la barre des 2 200 $ le siège. Les deux autres sorties de la troupe de Jesse Marsch, prévues au BC Place de Vancouver les 18 et 24 juin contre le Qatar et la Suisse, sont un peu plus accessibles, autour de 1 100 $ et plus l’unité.
Vous cherchez une vraie aubaine ? Il faut accepter de soutenir une autre équipe et de sortir du pays. Quelques exemples relevés récemment sur les sites de revente :
Équateur contre Curaçao, à Kansas City le 20 juin : moins de 525 $
Tunisie contre un qualifié des barrages européens, à Monterrey le 14 juin : moins de 400 $
À l’autre extrême, la grande finale du 19 juillet au MetLife Stadium d’East Rutherford, au New Jersey, demande au minimum 9 500 $ pour franchir les tourniquets. Sans compter les frais de revente, qui peuvent facilement faire grimper la facture à cinq chiffres bien tassés.
L’hébergement : la facture cachée
Trouver un toit dans l’une des 16 villes hôtes risque de faire mal au portefeuille. La majorité des chambres d’hôtel se vendent déjà à plus de 550 $ la nuit pour la première semaine du tournoi. Près du stade de Vancouver, les tarifs grimpent à plus du double les soirs de match de l’équipe canadienne.
En ajoutant les repas, les déplacements locaux et quelques souvenirs, comptez au bas mot 500 $ par jour par personne sur place.
Le transport aérien : le Québec part avec un avantage
Les amateurs québécois ont une chance : Toronto reste relativement abordable. Selon Skyscanner, un aller-retour Montréal-Toronto pendant le tournoi tourne autour de 200 $. Pour rejoindre Vancouver sans escale, prévoyez plutôt 600 $ ou plus. Évidemment, ces prix risquent de grimper à mesure que les matchs approchent, alors les indécis n’ont pas intérêt à trop traîner.
L’option salon : la Coupe du monde à petit prix
La façon la plus économique de suivre le tournoi reste de loin la télé. Toutes les rencontres seront diffusées en direct sur RDS et TSN, deux chaînes auxquelles on accède à partir de 24,99 $ par mois, parfois moins selon votre forfait câble.
Et bonne nouvelle pour ceux qui veulent vivre le Mondial à coût zéro : il se murmure que les matchs du Canada et quelques autres rencontres seront aussi présentés sur Noovo et CTV, deux réseaux grand public accessibles gratuitement en ligne.
Le trophée passe par Montréal
Frustrés que Montréal ne reçoive aucun match ? La FIFA offre un lot de consolation : le célèbre globe en or massif de près de 6,2 kg, remis au pays champion, fera escale dans la métropole le 22 mai. Le lieu de l’exposition n’a pas encore été dévoilé, mais le stade Saputo fait partie des hypothèses. Les billets sont distribués gratuitement sur le site de Coca-Cola, partenaire de la tournée.
Des fan zones partout au pays
Pour ceux qui veulent vivre les matchs dans une ambiance collective sans débourser un sou, la FIFA orchestre une quarantaine de célébrations publiques à travers le Canada. Des écrans géants seront installés dans plusieurs villes pour diffuser les rencontres en direct. La liste officielle des espaces choisis sera annoncée sous peu.
En résumé
Que vous ayez 25 $ ou 25 000 $ à investir dans le Mondial, il y a une façon de le vivre. La vraie question, c’est de savoir si vous voulez raconter à vos petits-enfants que vous y étiez, ou simplement profiter d’un mois de soccer de haut niveau sans hypothéquer la maison.

